L'Autorité des normes comptables vient de publier le compte rendu du colloque relatif aux premiers États généraux de la recherche comptable. Ce document expose les enjeux de cette recherche, dans la perspective de répondre aux besoins des utilisateurs. Dans ce contexte, la question du rôle de la comptabilité est primordiale et les États généraux ont tenté d'y répondre.
Après avoir constaté l'existence de visions très différentes de la comptabilité, il ressort deux principales acceptions de la comptabilité. D'une part, insérée dans le droit, cette dernière permet de produire un jeu de comptes selon un socle commun, répondant aux différents besoins des acteurs économiques, fondé en l'occurrence sur le principe de prudence. D'autre part, elle peut servir de langage commun sur les marchés de capitaux en se focalisant sur les variations de situation et le calcul de positions instantanées. Cette dualité soulève les éléments de réflexion suivants. Ainsi, se pose la question du cadre conceptuel comptable et de sa portée. En effet, au regard des cadres conceptuels actuels de l'IASB et du FASB, force est de constater qu'en cas d'incohérence entre le cadre conceptuel et les normes, ces dernières priment. Par ailleurs, par rapport aux utilisateurs, considérer que les investisseurs sont les destinataires privilégiés de la comptabilité constitue un parti pris, qui, du point de vue conceptuel, est discutable. Les instances de normalisation ne revendiquent-elles pas une mission d'intérêt général ?
D'autres problématiques proviennent d'une absence de définitions claires et précises. Ainsi qu'entend-on par reporting financier et information comptable ? Les critères déterminant la qualité de ce reporting ne sont pas clairement exposés et partent d'un axiome d'après lequel le modèle de décision des investisseurs serait le plus approprié.
En conséquence, la question de savoir si la comptabilité doit plutôt piloter la création de valeur, ou chercher à valoriser les éléments de patrimoine de l'entreprise conserve toute son acuité.
En conclusion, ces pistes de réflexion vont pouvoir alimenter le débat sur la recherche en matière comptable et orienter les travaux à venir.
Après avoir constaté l'existence de visions très différentes de la comptabilité, il ressort deux principales acceptions de la comptabilité. D'une part, insérée dans le droit, cette dernière permet de produire un jeu de comptes selon un socle commun, répondant aux différents besoins des acteurs économiques, fondé en l'occurrence sur le principe de prudence. D'autre part, elle peut servir de langage commun sur les marchés de capitaux en se focalisant sur les variations de situation et le calcul de positions instantanées. Cette dualité soulève les éléments de réflexion suivants. Ainsi, se pose la question du cadre conceptuel comptable et de sa portée. En effet, au regard des cadres conceptuels actuels de l'IASB et du FASB, force est de constater qu'en cas d'incohérence entre le cadre conceptuel et les normes, ces dernières priment. Par ailleurs, par rapport aux utilisateurs, considérer que les investisseurs sont les destinataires privilégiés de la comptabilité constitue un parti pris, qui, du point de vue conceptuel, est discutable. Les instances de normalisation ne revendiquent-elles pas une mission d'intérêt général ?
D'autres problématiques proviennent d'une absence de définitions claires et précises. Ainsi qu'entend-on par reporting financier et information comptable ? Les critères déterminant la qualité de ce reporting ne sont pas clairement exposés et partent d'un axiome d'après lequel le modèle de décision des investisseurs serait le plus approprié.
En conséquence, la question de savoir si la comptabilité doit plutôt piloter la création de valeur, ou chercher à valoriser les éléments de patrimoine de l'entreprise conserve toute son acuité.
En conclusion, ces pistes de réflexion vont pouvoir alimenter le débat sur la recherche en matière comptable et orienter les travaux à venir.
ANC, les actes des premiers États généraux de la recherche comptable, juillet 2011
http://www.anc.gouv.fr
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