L'année dernière, ce marché était en reprise mais il vient de rechuter.
Malgré
l'absence de statistiques nationales, il est possible d'avoir une idée
de la situation par l'intermédiaire d'organismes privés.
C'est le cas notamment d'Epsilon Research, un bureau de la d'analyse
financière spécialisé dans les acquisitions de sociétés non cotées en
Europe qui, en lien avec la compagnie nationale des conseils en fusions
et acquisitions (CNCFA), a mis en place un baromètre de la transmission
des PME en France.
Selon sa deuxième édition, les PME de 20 à 240 salariés et ayant une
valeur entre 1 et et 50 millions d'euros, représentent un marché d'un
peu plus de 4 100 PME sur un total de 87 000 entreprises.
Sur
l'ensemble des entreprises en vente, les PME dites familiales
représentent presque 3 000 entreprises sur un total d'un peu plus de 44
000.
Les 2/3 des ventes sont des cessions et le reste représente des transmissions internes.
Le baromètre fait ressortir que le marché a connu une forte baisse en
2008 et 2009 avec également une diminution de la valeur des
transactions, qui passent de 5 à 2,1 milliards en moyenne sur cette
période.
Ce sont les opérations de LBO qui sauvent le marché et l'on remarque
que ce sont également les acquéreurs de la zone euro qui sont les plus
actifs.
Les Britanniques sont en progression alors que les
Nord-Américains sont en recul, tout comme les Asiatiques qui étaient de
plus en plus présents jusqu'au coup d'arrêt de 2008.
Il faut apparemment s'attendre à une année 2011 difficile.
Le marché a en effet chuté de 45 % sur les 3 premiers trimestres par rapport à 2010.
Un point de satisfaction tout de même : le niveau de valorisation des entreprises vendues semble plus élevé.
Sur le site d'Epsilon Research (www.epsilon-research.com), vous
pouvez retrouver davantage de données sur ces réalités et même
télécharger le baromètre, à condition de remplir un formulaire de
demande.