mardi 20 mars 2012

La Sécurité Sociale s'engage sur le fonctionnement du RSI

Depuis 2006, date de la mise en place par fusion de plusieurs régimes destinés aux entrepreneurs et commerçants indépendants, de nombreux dysfonctionnements ont perturbé les bonnes intentions de départ.
C'est ainsi que, par exemple, le concept de guichet unique en vue d'un interlocuteur social unique s'est avéré un véritable fiasco, selon l'aveu du directeur de l'organisme lui-même.
Les absences d'appel de cotisations ou celles qu'on réclamait deux fois ont été des erreurs fréquentes.
Les difficultés pour s'inscrire ou se faire radier ainsi que les erreurs de calcul de cotisations également.
Avec, en définitive, de nombreux désagréments pour les entrepreneurs et commerçants indépendants, pouvant aller du banal retard de paiement jusqu'à la découverte de n'être plus couvert, en passant par des interventions d'huissier bien que l'on soit tout à fait en règle avec ses cotisations.
C'est le nouveau directeur, nommé l'été dernier, qui rappelle ces différents désagréments tout en s'engageant à « restaurer la qualité du service durement mis à mal pour nos adhérents depuis 4 ans ».
Parmi les engagements pris, figure le taux de "reste à recouvrer" qu'il veut diminuer de moitié pour passer de 10 % aujourd'hui à 5,5 % en 2015.
Côté organisationnel, le régime se prépare à un nouveau déploiement de systèmes informatiques qui sera partagé avec les URSSAF et qui devrait donc en terminer avec les difficultés liées à l'interlocuteur social unique.
Tout cela, selon son engagement, accompagné d'une baisse des coûts de fonctionnement du régime de l'ordre de 3 % d'ici la fin 2015.
Cela passera notamment par le remplacement des départs à la retraite de 2 salariés sur 3.
Rappelons que pour gérer les 2 500 000 indépendants relevant de ce régime, le RSI emploie 5 500 personnes aujourd'hui.
Enfin, dernier engagement pris par la nouvelle direction : malgré la mise en place du nouveau système informatique qui fera augmenter le poste informatique de + 71 %, le budget de fonctionnement total passera de 800 millions d'euros en 2011 à moins de 775 en 2015.