Le 1er Mai est un jour férié particulier qui est en principe
obligatoirement chômé (c. trav. art. L. 3133-4). Il peut néanmoins être
travaillé dans les établissements et services qui, en raison de la
nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail (ex. :
hôtels). Dans ce cas, les salariés doivent percevoir, en plus de leur
salaire, une indemnité égale à 100 % de la rémunération de cette journée
(c. trav. art. L. 3133-6).
Le 8 Mai n'est pas obligatoirement
chômé mais la plupart des conventions collectives le prévoit. Si le 8
Mai est travaillé, aucune majoration de salaire n'est en principe due au
salarié, sauf disposition conventionnelle ou usage plus favorable. S'il
est chômé, les salariés mensualisés bénéficient du maintien de leur
rémunération, sous réserve d'avoir au moins 3 mois d'ancienneté (c.
trav. art. L. 3133-3). Le cas échéant, il faut tenir compte des usages
ou accords collectifs plus favorables pour les salariés.